Pourquoi le bien commun se définit… avec prudence

Précieux travail que ce recueil d’études sur le bien commun proposé par la Société internationale de philosophie réaliste.

BCommunLe bien commun, aujourd’hui ? Un concept fourre-tout qui sert volontiers de slogan aux ambitions politiques les plus honorables, mais aussi les plus fantaisistes. L’opinion le confond avec l’« intérêt général », compris comme la somme des intérêts particuliers. Dans la société moderne, régie par le « contrat » qui régule les tensions entre les rapports de force, le bien commun devient le plus petit dénominateur commun. Or le compromis auquel il donne lieu, fait remarquer Pascal Jacob, « va logiquement se traduire par la satisfaction du plus grand nombre ou tyrannie de la majorité ». Continuer la lecture de « Pourquoi le bien commun se définit… avec prudence »

L’Etat, le peuple et l’orthographe

A propos de la réforme de l’orthographe, abusivement attribuée à l’Académie, signe de la démesure politique.

L’obstination mise à casser l’orthographe ne tient pas seulement à la volonté de la rendre facile, au prétexte que le principe exigeant de la « règle » serait la marque d’une société coincée et inégalitaire. Il s’agit de casser ce qui se transmet, ce qui se reçoit. De montrer que rien ne résiste au pouvoir de l’Etat. L’orthographe ne doit plus apparaître (avec un î) comme un donné objectif, commun, « métapolitique ». Elle doit se pratiquer à l’instinct, et à l’instinct obligatoire : le ministère de l’Education nationale – qui se réfugie abusivement derrière l’Académie – est en train d’inventer l’orthographe animale. Continuer la lecture de « L’Etat, le peuple et l’orthographe »