Avortement : le vice initial de la loi de 75

La mort de Simone Veil a réveillé le débat tragique sur la légitimité et l’évolution de la loi de 1975 dépénalisant l’avortement. La loi Veil a pu être jugée inacceptable en raison de sa rédaction ambiguë, affirmant tout et son contraire, ouvrant la porte à toutes les dérives, mais discutable comme loi de tolérance. Dans les faits, la dépénalisation est devenue criminogène : était-ce l’intention initiale ? Sans doute pas, mais elle portait atteinte au bien commun, ce que personne n’a voulu admettre dès l’origine.

LA LEGISLATION actuelle sur l’IVG ne correspond plus à l’équilibre que Simone Veil souhaitait atteindre en 1975, argumente Chantal Delsol dans le Figaro du 3 juillet à l’occasion de la mort de l’ancien ministre de la Santé [1]. Le sujet abordé et la manière dont il a été traité par la philosophe soulèvent des questions trop importantes pour ne pas appeler leur approfondissement. Continuer la lecture de « Avortement : le vice initial de la loi de 75 »

Simone, l’icône trop parfaite

Tout avortement est un drame, disait Simone Veil. C’est désormais sa loi qui est un drame pour la France. La loi de 1975 se voulait une loi de tolérance limitée : elle a ouvert la voie à toutes les transgressions. Au nom du droit, l’enfant est devenu une chose. Cette mécanique infernale de l’enchaînement du mal procède toujours par le mensonge et la manipulation, comme le rappelle l’historien Jean Chaunu (Le Paradigme totalitaire, FX de Guibert, 2009).

QUAND UN GENOCIDE qui ne peut pas encore dire son nom est décidé contre l’être le plus vulnérable, le plus faible, le plus originel et le plus originaire qui soit, il ne peut l’être par définition qu’avec le consentement tacite du plus grand nombre qui participe de son intimité même. L’historien Götz Aly (Comment Hitler a acheté les Allemands : Le IIIe Reich, une dictature au service du peuple, Flammarion, 2005) l’avait montré à propos de la « loi T4 »[1]. Continuer la lecture de « Simone, l’icône trop parfaite »

« Et nous ne disons rien. » La grande leçon politique de Mère Teresa

Déjà béatifiée en 2003 par le pape Jean-Paul II, Mère Teresa sera canonisée par le pape François ce dimanche 4 septembre. Le témoignage de sa charité fut aussi un message de vérité.

LA PETITE SAINTE de Calcutta, fondatrice des Missionnaires de la charité, fut admirée par le monde entier pour son dévouement radical en faveur des plus pauvres. Son message d’amour et de paix n’avait pourtant rien de complaisant, et sa vérité fit grincer bien des dents, en particulier chez les faiseurs d’opinion ayant si souvent le mot « solidarité » à la bouche. Continuer la lecture de « « Et nous ne disons rien. » La grande leçon politique de Mère Teresa »

Cardinal Ratzinger : Lettre aux évêques américains à propos de l’accès à la sainte communion des responsables politiques

Document | Un responsable politique favorable à l’avortement peut-il recevoir la communion ? Dans le cadre de l’élection présidentielle américaine de 2004, le cardinal Ratzinger a répondu aux évêques américains qui l’interrogeaient. On trouve dans sa réponse un éclairage sur les principes généraux de discernement concernant le soutien ou non que les catholiques peuvent apporter aux candidats à des élections sur cette délicate question.

Être digne de recevoir la sainte communion. Principes généraux

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