Nucléaire iranien : pourquoi Téhéran dérange Trump

L’isolationnisme de Trump devait trouver avec l’Iran son meilleur allié. Il en a fait son pire ennemi.

1 – LA QUESTION NUCLEAIRE IRANIENNE, centrale dans la communication politique n’est pas le cœur du problème iranien. Si l’Iran est confiné d’un point de vue économique, c’est pour une raison très différente : ce pays est le laboratoire de la contre-mondialisation. S’il dérange, c’est qu’il a mis au point un système idéologique extrêmement élaboré prônant le rétablissement des frontières, la perpétuation des identités et désignant comme ennemi le mondialisme et son moteur. Continuer la lecture de « Nucléaire iranien : pourquoi Téhéran dérange Trump »

Retour de Total sur le marché iranien : une victoire diplomatique de premier plan

L’Iran et Total signent lundi 3 juillet un contrat de 4,8 milliards de dollars pour l’exploitation du champ gazier de South Pars. Cette réussite s’explique pour des raisons stratégiques propres au groupe Total, mais également culturelles et géopolitiques. Décryptage de Thomas Flichy de La Neuville.

LE GROUPE TOTAL, dont la représentation est située dans les quartiers nord de Téhéran, n’a jamais mis fin à sa présence en Iran. Même au plus fort de la crise, le groupe a tenu à conserver une représentation sur place. Ceci était d’autant plus intelligent que la France avait adopté une position très dure vis-à-vis de l’Iran, à l’inverse de l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne, qui avaient poursuivi leurs affaires sur place. C’est donc la stratégie de modération et de réalisme propre au groupe français qui a payé. Le ministre iranien des Affaires étrangères faisait une discrète visite en France la semaine dernière afin de mettre une touche finale aux négociations.  Continuer la lecture de « Retour de Total sur le marché iranien : une victoire diplomatique de premier plan »

Le diable Trump tiendra-t-il ses promesses ?

Trump élu, à qui la faute ? On attend l’examen de conscience de l’ensemble de la classe politique et de tous les détracteurs du milliardaire. En attendant, que peut-on espérer des promesses d’un président fantasque, élu par défaut ?

LA PESTE CLINTON ou le choléra Trump ? Les Américains ont tranché : ce ne sera pas la peste [1]. Ce sera le changement. Car s’il y a un premier responsable à l’élection de Trump, c’est Barack Obama et son bilan, et s’il y en a une seconde, c’est Hillary Clinton. Il est facile d’accuser Trump de tous les maux, mais s’il est aux portes de la Maison Blanche, c’est bien parce que l’ensemble de la classe politique lui a préparé la place en se rendant insupportable à la majorité des électeurs. L’heure devrait être à l’examen de conscience. Continuer la lecture de « Le diable Trump tiendra-t-il ses promesses ? »

Victoire de Trump : l’onde de choc géopolitique sera mesurée

L’élection de Donald Trump était tout à fait envisageable et il était d’une grande légèreté de ne pas en anticiper les conséquences géopolitiques, qui pouvaient bouleverser les relations internationales. Mais la nouvelle donne ne sera pas si considérable, d’après les géopoliticiens Thomas Flichy de La Neuville et Gregor Mathias (Paris IV-Sorbonne), et Olivier Hanne (Aix-Marseille).

DANS L’Abolition de l’esclavage paru en 1861, en pleine guerre de Sécession, le Français Augustin Cochin s’exclamait à propos du système politique américain : « La patrie de Franklin semble devenue le tréteau de M. Barnum [1]. » À moins que l’on découvre des manipulations électorales, comme les deux candidats le laissaient craindre durant la campagne, Donald Trump sera bien élu président des États-Unis. Quels seront les grands axes de sa politique et dans quel cadre international gouvernera-t-il ? Continuer la lecture de « Victoire de Trump : l’onde de choc géopolitique sera mesurée »

Clinton ou Trump ? Pour les catholiques, la peste ou le choléra

Hillary Clinton a reçu en juillet l’investiture démocrate pour la présidentielle du 8 novembre. Une semaine auparavant, c’est Donald Trump qui était officiellement désigné par le Parti républicain comme son candidat à la présidence. Pour les électeurs catholiques américains, quoi que disent les sondages, le dilemme est entier : la peste ou le choléra. Une situation que les citoyens français feraient bien de suivre avec attention pour nourrir leur réflexion quand ils devront choisir à leur tour.

LA PESTE, c’est Hillary Clinton. Plus libertaire que les démocrates les plus libertaires, l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama ne baissera pas la garde dans les assauts de l’actuelle administration contre la liberté religieuse et de conscience, elle qui juge les catholiques sectaires, intolérants et bigots. Continuer la lecture de « Clinton ou Trump ? Pour les catholiques, la peste ou le choléra »