Le vote blanc des catholiques

L’explosion du vote blanc lors du second tour de la présidentielle est la principale leçon de ce scrutin : il a été multiplié par plus de quatre entre les deux tours et a pulvérisé le précédent record de 1969 (6,4 %) pour atteindre 11,5 %. Parmi ces bulletins, le choix de nombreux catholiques qui, contrairement aux chiffres annoncés, ont donc moins voté pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen que l’ensemble des Français.

LE SONDAGE IFOP/Pèlerin sur le vote des catholiques pratiquants réguliers au second tour donne 71% à Macron et 28% à Le Pen. Dans la mesure où le vote blanc qui n’a jamais été aussi élevé lors de ce scrutin sous la Ve République (11,50%), n’est pas indiqué, cette indication ne paraît ni juste, ni honnête, surtout si l’on considère que l’électorat catholique était particulièrement fondé à ne pas se retrouver dans l’offre politique de ce deuxième tour. Continuer la lecture de « Le vote blanc des catholiques »

Gagner le cœur de la France qui souffre, qui travaille et qui espère

Comment reconstruire ? La France périphérique, cette France abrutie par des années d’assistanat et de télévision débile, attend qu’on lui parle de ce qui est grand en elle.

LA LEçON PRINCIPALE de la présidentielle est celle-ci : 75% de la France pense et vit à gauche, même si cette gauche liquide est fracturée (libérale ou nationaliste) et pas nécessairement convaincue. Son seul point commun est dans l’individualisme de son mode de pensée, régulé par la technique et le marché d’un côté, par la force de l’autre. Continuer la lecture de « Gagner le cœur de la France qui souffre, qui travaille et qui espère »

Présidentielle : comment voter pour sortir du piège ?

Le second tour de l’élection présidentielle se présente sous la forme d’une confrontation entre deux manipulations politiques jumelles, aussi peu acceptables l’une que l’autre. Comment échapper au piège ? L’enjeu décisif de cette élection se jouera lors des législatives du mois de juin.

IL FAUT QUE TOUT CHANGE pour que rien ne change. La disparition des candidats des grands partis de gouvernement à l’issue du premier tour de la présidentielle donne l’apparence d’une modification en profondeur du paysage politique. Les partis dominants, demain, changeront peut-être, mais la réalité politique française demeure dans ses profondeurs. Continuer la lecture de « Présidentielle : comment voter pour sortir du piège ? »

Le vote enseignant : de plus en plus à gauche… contre la gauche

Source IFOP, SOS-Education | À gauche, quoiqu’il arrive. Traditionnellement acquis à la gauche, le milieu enseignant (945 000 personnes en 2016) a rejeté le candidat PS Benoît Hamon et la réforme Vallaud-Belkacem mais soutenu Emmanuel Macron (38%) et Jean-Luc Mélenchon (23%). Seulement 15% des enseignants de France votent à droite : l’école de la République est-elle libre ?

UN SONDAGE Ifop pour SOS-Education s’est intéressé au positionnement des enseignants vis-à-vis des principales propositions des candidats. L’étude, qui porte sur les intentions de vote, montre que le corps enseignant français demeure un monobloc de gauche dominant, malgré ses divisions internes. Continuer la lecture de « Le vote enseignant : de plus en plus à gauche… contre la gauche »

Les catholiques renforcent leur poids relatif au sein de la droite modérée

Analyse du scrutin du 23 avril. Le noyau dur de l’électorat catholique est resté fidèle à la droite modérée. Si les catholiques renforcent leur poids relatif chez les Républicains en raison de l’érosion des résultats de la droite, la dispersion de leur vote n’est pas sans effet sur le résultat global de l’élection.

LE SCRUTIN du 23 avril l’a confirmé : les catholiques votent toujours très largement à droite. Éliminé de la compétition du second tour avec 20% des suffrages exprimés, François Fillon était soutenu par 28% des catholiques, mais par 55% des catholiques pratiquants réguliers. Continuer la lecture de « Les catholiques renforcent leur poids relatif au sein de la droite modérée »

L’élection de Macron sonnerait le glas de la démocratie

La campagne d’Emmanuel Macron procède d’une tentative de hold-up démocratique au bénéfice d’intérêts oligarchiques à peine voilés. Les Français soucieux de liberté politique ne peuvent pas laisser faire.

IL SE PEUT que les observateurs qui, suivant les sondages qui donnent Emmanuel Macon vainqueur de la présidentielle de 2017 n’aient pas compris ce qu’une telle victoire aurait de subversif pour la démocratie française.

Certes, formellement, l’élection serait régulière. Mais elle aurait été obtenue à un prix qui ne pourrait laisser qu’un goût amer. Continuer la lecture de « L’élection de Macron sonnerait le glas de la démocratie »

Militons pour l’équité judiciaire

La Haute Autorité pour la Transparence de la vie politique doit vérifier sans délai la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron.

LA HAUTE AUTORITE pour la Transparence de la vie politique (HATVP) a été saisie par l’association AntiCor le 13 mars 2017 afin qu’elle vérifie le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron, souscrite par ce dernier le 28 octobre 2016. L’association souligne le manque de cohérence entre le revenu et le patrimoine d’Emmanuel Macron. Continuer la lecture de « Militons pour l’équité judiciaire »

François Fillon, la paille, la poutre et le bien commun

L’honneur d’un homme d’État défaillant est jeté sur la place publique. Est-ce bien raisonnable ? La France s’en sortira-t-elle mieux ? Un homme public se juge sur ses actes publics.

FRANÇOIS FILLON n’est pas parfait, c’est le scoop du mois. En deux mots, l’ancien parlementaire aurait pu conserver ses indemnités pour lui, il les reverse à sa famille. Le procédé n’est pas glorieux, certes, mais cela suffit-il à juger l’homme ? Continuer la lecture de « François Fillon, la paille, la poutre et le bien commun »

« Je suis chrétien »

« Je suis chrétien. » Il n’en faut pas plus pour déclencher une fatwa avec ce genre de propos iconoclaste chez un homme politique dans la France d’aujourd’hui. Évidemment, François Fillon, l’auteur du scandale, avait préparé son coup. Le calcul est de sa part audacieux, dans un contexte hyper laïciste. Mais en quoi est-il illégitime ?

TOUT CHRETIEN est fondé à revendiquer son droit de servir le bien commun en tant que chrétien. Mais les décisions qui peuvent être les siennes dans l’exercice de ses responsabilités, qu’il soit élu ou électeur, relèvent de son propre jugement et de sa raison. L’engagement politique du chrétien n’est pas un engagement confessionnel : il n’engage pas l’Église. Il se doit seulement d’être cohérent avec sa conscience, et en l’occurrence, puisqu’il est chrétien, avec les principes dont l’Église reconnaît qu’ils sont les fondements d’une société libre et digne de l’homme. Continuer la lecture de « « Je suis chrétien » »

Délit d’entrave à l’IVG : une atteinte grave à la démocratie

Peu porté à prendre la parole sur les questions politiques sensibles, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, a pourtant écrit à François Hollande pour lui faire part de sa vive préoccupation au sujet de la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ». Dans cette lettre rendue publique le 28 novembre, l’archevêque de Marseille accuse une « mise en cause des fondements de nos libertés ».

JAMAIS en France, le droit à la vie n’a paru aussi lié à la liberté de conscience et d’expression qu’avec le projet socialiste liberticide du délit d’entrave numérique à l’IVG. Le droit à la vie est le premier des droits, disait St Jean-Paul II, mais la liberté de conscience, précisait-il, est la base de tous les droits. Le gouvernement socialiste s’attaque aux deux. Les évêques de France ont raison d’y voir une remise en cause gravissime de deux principes fondamentaux de la société libre. Continuer la lecture de « Délit d’entrave à l’IVG : une atteinte grave à la démocratie »