Clinton ou Trump ? Pour les catholiques, la peste ou le choléra

Hillary Clinton a reçu en juillet l’investiture démocrate pour la présidentielle du 8 novembre. Une semaine auparavant, c’est Donald Trump qui était officiellement désigné par le Parti républicain comme son candidat à la présidence. Pour les électeurs catholiques américains, quoi que disent les sondages, le dilemme est entier : la peste ou le choléra. Une situation que les citoyens français feraient bien de suivre avec attention pour nourrir leur réflexion quand ils devront choisir à leur tour.

LA PESTE, c’est Hillary Clinton. Plus libertaire que les démocrates les plus libertaires, l’ex-secrétaire d’État de Barack Obama ne baissera pas la garde dans les assauts de l’actuelle administration contre la liberté religieuse et de conscience, elle qui juge les catholiques sectaires, intolérants et bigots. Continuer la lecture de « Clinton ou Trump ? Pour les catholiques, la peste ou le choléra »

Un antiterrorisme chrétien : le pape François, la violence et la religion

Retour sur les propos controversés du pape sur le terrorisme, l’islam et la violence religieuse. Des propos qui s’inscrivent dans la droite ligne de la pensée et de la diplomatie catholiques la plus récente, de Pie XII à Benoît XVI.

CE N’EST PAS LA PREMIERE FOIS qu’un pape provoque un tollé dans un avion. En parlant de la violence des catholiques à propos du terrorisme islamique, le pape François de retour de Pologne n’a pas fait dans la dentelle. Benoît XVI en route vers l’Afrique n’avait pas fait moins, en doutant des effets positifs du préservatif. Le monde entier avait crié au scandale. Ce qui est nouveau avec le pape François, c’est que de nombreux chrétiens ont joint leurs voix au concert des indignés. Continuer la lecture de « Un antiterrorisme chrétien : le pape François, la violence et la religion »

Un prêtre immolé, c’est la France qu’on assassine

Le père Jacques Hamel a été tué dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray en haine de la foi, mais aussi en haine de l’homme et de la France.

L’IMMENSE EMOTION qui s’est emparée de la France après la tragédie de St-Etienne-du-Rouvray montre que la France demeure un pays chrétien. Un prêtre égorgé pendant la messe, à genoux devant son autel, dans une petite église de province ordinaire, ce n’est pas un fait divers atroce, c’est la France qui est frappée dans son ADN. Continuer la lecture de « Un prêtre immolé, c’est la France qu’on assassine »

Miséricorde et politique

Au cœur de l’Année de la miséricorde, réflexion sur le thème difficile de la relation entre miséricorde et justice en politique. Au coeur de ces deux exigences indissociables : la vérité.

DANS UN MONDE où tout est politique, le message de l’Église sur la miséricorde est largement interprété selon les critères du libéralisme dominant. Mais que sait-on réellement de la miséricorde ? Que sait le monde de la miséricorde divine ? Que savent les chrétiens de la dimension sociale de la miséricorde ? Continuer la lecture de « Miséricorde et politique »

Un modèle de procès politique

A propos de Jacques Trémolet de Villers, « Jeanne d’Arc, le procès de Rouen » (Belles Lettres).

LA PREMIERE VERTU du livre de Jacques Trémolet de Villers est de permettre de se réapproprier les merveilleuses mais tragiques minutes du procès de Jeanne. L’avocat s’efface d’abord derrière le saint génie de sa cliente post mortem, vivante pour l’éternité. Il intervient discrètement, comme en coulisse, au cours des cent jours de ce terrible jugement pour nous aider à prendre la mesure du drame qui se joue, la bataille entre la vérité et le mensonge, le droit et l’injustice, la liberté et la compromission, l’Église crucifiée et le péché des hommes, le Ciel et la terre… Continuer la lecture de « Un modèle de procès politique »

Jeu de piste pour commencer à croire

A propos de Pierre Durieux, « La méthode simple pour commencer à croire » (Artège).

« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15). La question de Jésus à ses disciples, qui ne l’a pas entendue pour soi ? Croyant ou incrédule, il est rare pourtant que personne ne sache quoi répondre. La question que s’est posée Pierre Durieux est autre : « Pourquoi crois-tu en Dieu ? » Continuer la lecture de « Jeu de piste pour commencer à croire »

Brexit : les catholiques anti-catastrophistes ont voté « leave »

Eclairage sur le vote des catholiques : le catastrophisme n’est pas une politique.

Comment les catholiques britanniques se sont positionnés lors du referendum sur le Brexit ? Manifestement, ils sont divisés, comme ceux du Continent. Pendant longtemps, le projet européen a été pensé en Grande Bretagne comme une machine de guerre téléguidée par le Vatican, d’où a contrario un tropisme bienveillant de la part des catholiques. Ce n’est plus le cas. Certains des eurosceptiques les plus constants sont catholiques. Ils considèrent que l’Europe de Bruxelles est devenue athée, bureaucratique, aussi peu solidaire que possible et s’est éloignée du génie de la civilisation européenne. Continuer la lecture de « Brexit : les catholiques anti-catastrophistes ont voté « leave » »

« Parents pour l’école » : une nouvelle association de parents d’élèves dans l’enseignement catholique sous contrat

Parents PELes parents d’élèves de l’Enseignement catholique sous contrat souffrent en France d’un défaut de représentation, ce qui est un comble de la part d’une école dite « libre » ! Seule l’APEL est en effet autorisée à les représenter, alors même que les orientations de cette association sont de moins en moins partagées par de nombreux parents qui ne se retrouvent pas dans ses choix, comme ceux de soutenir la réforme du collège du ministère de l’Education nationale. C’est dans le but de remédier à ce décalage entre les parents et leurs représentants auprès des établissements que s’est créée l’association Parents pour l’école. Continuer la lecture de « « Parents pour l’école » : une nouvelle association de parents d’élèves dans l’enseignement catholique sous contrat »

Pourquoi le bien commun se définit… avec prudence

Précieux travail que ce recueil d’études sur le bien commun proposé par la Société internationale de philosophie réaliste.

BCommunLe bien commun, aujourd’hui ? Un concept fourre-tout qui sert volontiers de slogan aux ambitions politiques les plus honorables, mais aussi les plus fantaisistes. L’opinion le confond avec l’« intérêt général », compris comme la somme des intérêts particuliers. Dans la société moderne, régie par le « contrat » qui régule les tensions entre les rapports de force, le bien commun devient le plus petit dénominateur commun. Or le compromis auquel il donne lieu, fait remarquer Pascal Jacob, « va logiquement se traduire par la satisfaction du plus grand nombre ou tyrannie de la majorité ». Continuer la lecture de « Pourquoi le bien commun se définit… avec prudence »

Les réfugiés de Lesbos et la métapolitique pontificale

Réponse aux catholiques qui ne comprennent pas le geste de Lesbos.

L’époque est à la confusion entre le religieux et le politique, et pas seulement en terre d’islam. Dans l’Occident laïque, le paradoxe n’est qu’apparent : dans une société sans Dieu, le pouvoir est souverainement sans limite, et la politique absorbe le religieux. La réalité religieuse n’a de sens que si elle a une portée politique. Sinon, elle est vide, ailleurs, ou « privée ». Continuer la lecture de « Les réfugiés de Lesbos et la métapolitique pontificale »