Faut-il le rappeler ? C’est un évêque catholique qui a bâti Douaumont. Après la guerre, celui qui fût appelé « l’évêque du front », Mgr Charles Ginisty, voulut que les corps des morts qui pourrissaient encore sur le champ de bataille fussent honorés dignement. Il décida d’édifier un ossuaire pour donner une sépulture décente à ces soldats et permettre à leur famille de se recueillir. Continuer la lecture de « Douaumont,
la « cathédrale des morts » »
Douaumont,
la « cathédrale des morts »
Un footing de masse au son du tam-tam sur les tombes des morts, ce fut le show débile imaginé par les communicants du gouvernement pour célébrer le centenaire de la bataille de Verdun. Une insulte à la mémoire des soldats, mais aussi à l’oeuvre de tous les Français qui se sont battus pour honorer leur sacrifice. Parmi eux, l’évêque de Verdun.

Le bien commun, aujourd’hui ? Un concept fourre-tout qui sert volontiers de slogan aux ambitions politiques les plus honorables, mais aussi les plus fantaisistes. L’opinion le confond avec l’« intérêt général », compris comme la somme des intérêts particuliers. Dans la société moderne, régie par le « contrat » qui régule les tensions entre les rapports de force, le bien commun devient le plus petit dénominateur commun. Or le compromis auquel il donne lieu, fait remarquer Pascal Jacob, « va logiquement se traduire par la satisfaction du plus grand nombre ou tyrannie de la majorité ».
